

Crédit Photo : TF1/LCI
Les policiers manifestaient à Lyon le 18 novembre 2008

Plusieurs milliers de policiers en colère ont manifesté mardi à Lyon à l'appel de l'UNSA-Police et du Syndicat général de la police pour dénoncer la "braderie du service public". Venus essentiellement de Rhône-Alpes et d'Auvergne, les manifestants - entre 4700 et 8500 selon les sources - ont pendu haut et court un mannequin de CRS sur la place Bellecour, dans le centre de Lyon. Poursuivant la métaphore morbide, un cercueil annonçait l'enterrement du "service public police". D'autres, sur un registre plus léger, dénonçaient sur une pancarte des "policiers cocufiés".
Arborant comme beaucoup un badge de "policier en colère", Thierry Clair, secrétaire de l'UNSA-Police en Rhône-Alpes, dit "dénoncer la politique du chiffre" mise en place par le gouvernement. "On demande aux fonctionnaires toujours plus de timbres-amendes, toujours plus d'interpellations", a-t-il dit, critiquant également "un protocole d'accord qui supprime 10.000 postes" d'ici 2012 et "la perte d'acquis sociaux" comme la suppression de 5 jours de RTT par an.
Outre la baisse des effectifs, les deux syndicats de police dénoncent un protocole d'accord issu d'un "mini-Grenelle" sur le pouvoir d'achat des policiers. Seul le syndicat Alliance l'a signé. "Cela nous fait 15 euros de plus par mois pour compenser la perte de 5 jours de RTT par an", a dit, parmi les manifestants, Maryline Gounon, policière de 27 ans venue de Saint-Etienne. "Mais notre revendication principale, c'est la baisse des effectifs", a-t-elle ajouté.
(D'après agence)
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